Projets scénaristiques : l’hydre et le funambule

Il y a deux personnages qui demandent à naître.

Il y a la danseuse à deux têtes, le corps à deux volontés ou plutôt, la volonté à deux corps. Je la nomme l’Hydre. Je la travaille en ce moment en réfléchissant à l’art Butô. J’ai déjà effleuré le sujet ici. C’est en construction et c’est une construction qui avance lentement, sûrement, comme un bon vin. Elle s’annonce très bien, cette danseuse, mais elle demande beaucoup de soins.

Et puis il y a le funambule. Celui qui marche sur la pointe des pieds entre deux gouffres et qui toujours s’assure d’être à un orteil de l’équilibre, mais d’un équilibre en mouvement. Parce que tout bouge et qu’il n’existe rien de stable; ni hors de lui, ni en lui.

Celui-là, je m’y attable demain et je le forge. Je suis certain qu’il va me faire balancer d’une idée à l’autre et surtout, d’une identité à l’autre. Parce que c’est de cela dont je veux parler avec lui : d’identité mobile, dansante, sur le point de se fracasser.

Une identité fugitive et aérienne.